Un grand corps aux contours indistincts avance en se déformant au coeur d’un paysage de lumière. Monstre préhistorique ou colosse futuriste, cet être aux huit membres sort peu à peu du brouillard après un long voyage.

La géante progresse lentement au milieu d’un environnement métaphorique. Une brume rappelant la campagne qui s’éveille vient envelopper les éléments et les visiteurs. Aux notes orangées des fluos répondent des nappes de vert givré propres aux aurores boréales. Un chant accompagne la progression de la bête, qui peu à peu se défait de sa peau, de son équipement, pour dévoiler les corps de deux femmes dont on ne reconnaît pas l’âge. Au rythme de danses rituelles qui convoquent les fantômes du passé, elles déploient au dessus d’elles et des visiteurs le ciel qui leur servait de costume, une immense canopée protéiforme et enveloppante.

Avec Chêne Centenaire, nous voulons écrire une fable de science-fiction. Nous voulons écrire un récit qui soit peuplé d’êtres fantastiques et monstrueux, aux relents post-apocalyptiques et possitopiques - à l’opposé donc de dystopique. Pensé comme un manifeste, nous souhaitions y défendre l’entrelacement des liens, l’attachement au monde, aux écosystèmes et aux espèces. En ce sens, pour la concevoir, nous souhaitons nous inspirer des «principes du Vivant». Les protagonistes y sont des artisanes, des paysannes au sens où elles fabriquent le paysage. Elles sont également reliées au monde qu’elles habitent et en possèdent les pouvoirs et les propriétés. Elles sont ainsi capables de déclencher des évènements climatiques (tornade, orage, tempête...) ou de se métamorphoser, pour danser en ours, en jeune lièvre ou en vieux loup.

Par la fiction, nous souhaitons construire une histoire de résonances, où nous serions « usagères et usagers du futur », où une autre fin du monde, au sens du recommencement, serait possible.

Pièce chorégraphique, musicale et plastique pour 2 interpètes, Chêne Centenaire est nomade et se veut aussi adaptable qu’une plante épiphyte : elle pourra exister sur un plateau de théâtre comme dans un parc, une forêt ou une place publique.

PREMIERE I 15.12.21 au Centre chorégraphique de Tours dans le cadre de #Spot Région

Durée estimée: 60 mn

©AlexandraBertaut

Crédits

  • Conception et interprétation I Marion CARRIAU et Magda KACHOUCHE

  • Plasticiens costumes et scénographie I Alexandra BERTAUT et Yannick HUGRON

  • Création sonore I Nicolas MARTZ

  • Création lumière I Juliette ROMENS

  • Regards extérieurs I Alexandre DA SILVA et Arnaud PIRAULT

  • Consultants architecture I CIGÜE - Guillem RENARD et Camille BENARD

  • Travail vocal I Elise CHAUVIN et Leslie BOURDIN

  • Régisseur général I François BLET

Production

  • Production I Association MIRAGE

  • Coproduction I la Scène Nationale d’Orléans, le Centre Chorégraphique de Tours, le Centre Chorégraphique d'Orléans, le Centre Chorégraphique de Montpellier, Le Gymnase-CDCN Roubaix, l'Echangeur CDCN Chateau-Thierry, L'Atelier de Paris-CDCN,Emmetrop-Bourges, l' Abbaye de Maubuisson site d’art contemporain, Dansedense-le conseil général de Seine St Denis-théâtre Berthelot

  • Accueil I KLAP Maison pour la danse, le TPE Bezons, l' Espace Germinal Fosses, l'Orange bleue à Eaubonne, le Centre d'Art la Chambre d'eau le conservatoire de Noisy-le-Sec

  • Soutien I la DRAC Centre Val de Loire au titre de l'aide au projet, la Région Centre Val de Loire au titre de l'aide à la création, la ville d'Orléans

  • Mecénat I avec le soutien de la Caisse des dépôts

Diffusion

  • 15/12/21 Centre chorégraphique de Tours - Première en intérieur

  • 24/03/21 Scène nationale d'Orléans

  • 03/07/22 Théâtre Berthelot Montreuil - Première en Extérieur

  • 07/22 Abbaye de Maubuisson - Version Extérieure